Success stories AEI Marie


Marie DUTIROU, Assistante de Direction au Chili, Promotion 2009/2010

Qu’avez-vous appris et que vous ont apporté vos études en tant qu’étudiant LEA au Mirail ?

 La base de LEA, les langues, sont un pilier indispensable dans ma vie professionnelle. A priori cela semble commun et basique de parler anglais et une autre langue, mais dans la réalité, peu de personnes parlent aussi bien trois langues, voire quatre, comme nous.

Le point fort de LEA est aussi malheureusement sa faiblesse : un spectre large de connaissances en économie internationale (dans mon cas). Comment se vendre lors d´un entretien d´emploi ? Et surtout comment se définir ? C´est le gros problème. Mais une fois qu´on arrive à se vendre, et une fois sur le terrain on se rend compte que l´on est bien plus qualifié et capable que ce que l´on pensait, et chaque cours que l´on a reçu est une pierre à l´édifice.

Un autre point fort de la formation LEA c´est aussi notre indépendance face au travail et notre capacité à gérer une importante charge de travail à la fois, voire plusieurs projets à la fois.

Quels stages avez-vous effectués lors de votre cursus LEA ?

 En licence 3 j´ai participé à un projet de reforestation dans le contexte du protocole de Kyoto, au Chili.

En Master 1 j´ai fait un stage  de 5 mois comme webmaster en Angleterre.

En Master 2 j´ai fait mon stage au Ministère des Affaires Étrangères du Gouvernement chilien, à Santiago du Chili.

Quelle est votre situation actuelle? Et avez-vous eu du mal à trouver un CDI?

 Je suis actuellement en CDI toujours au Chili, je suis assistante de Direction pour une holding multinationale. Je n´ai pas eu de mal à trouver de CDI, au vue de la situation économique très avantageuse au Chili, surtout pour des personnes trilingues comme nous. 

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants souhaitant suivre la même formation?

Comme je l´ai déjà mentionné, pour moi le point faible de notre formation, réside en son manque de spécialisation, ce qui fait aussi son point fort. Je pense qu´il est très important de faire un travail, autant personnel, qu´avec les professeurs, pour bien définir le profil de chacun. Et j´insiste que ce doit être un travail autant personnel que collectif, vu les débouchés très variées que nous offrent la formation, c´est à nous de nous définir et de nous spécialiser, au travers des stages, sur le chemin qui nous attire le plus.

En sortant de l´Université on est tous perdu devant le marché du travail, on ne sait pas par où commencer à chercher, on ne connait pas assez bien le marché du travail et toutes les possibilités qui s´offrent à nous. Nous pensons que notre manque de spécialisation est un handicap. Maintenant avec du recul, je continue à penser que je manque de spécialisation, cependant je pense qu´il est plus facile de partir d´une formation "généraliste" et après quelques années d´expérience dans plusieurs secteurs d´activités, de se spécialiser dans ce qui nous plait vraiment, plutôt que de sortir de l´université trop spécialisés se fermant ainsi de nombreuses portes.

Mon conseil principal serait : renseignez vous bien sur les débouchés qu´offre la formation et étudiez le marché du travail actuel. Utilisez vos stages pour affiner vos préférences et acquérir de l´expérience dans des secteurs dans lesquels vous aimeriez travailler en sortant de l´université.